Association Mons Mirabilis 10 ans de mise en valeur du patrimoine, de la culture et du tourisme à Montmirail 2, rue de la Poste
72320 Montmirail

Montmirail

Le Perche Gouët

Pour protéger leurs terres des invasions normandes, les évêques de Chartres confient à des hommes d'armes, vers le Xe siècle, le soin de fortifier la région. C'est ainsi que s'érigèrent de nombreuses mottes féodales, dont celle de Montmirail. Au début du XIe siècle, la famille Gouët réunit dans sa main, cinq baronnies qui formèrent le Perche Gouët, petite région indépendante du Grand Perche et qui avait Montmirail pour capitale. Géographiquement, le Perche-Gouët, c'est le pays de la rive droite du Loir.  Les cinq baronnies étaient, sous l'ancien régime jusqu'en 1790 :

  • Montmirail la Superbe
  • Alluyes la Riche
  • Brou la Noble
  • Authon la Gueuse
  • La Bazoche la Pouilleuse

Les villes suivantes ont fait partie du Perche Gouët jusqu'en 1790 lors du découpage "révolutionnaire" :

Authon-du-Perche, Charbonnières, Beaumont-les-Autels, la Bazoche-Gouët, Luigny, Miermaigne, Moulhard, Soizé, Les Autels-Villevillon, Chapelle-Royale, Chapelle-Guillaume, Brou, Bullou, Dampierre-sous-Brou, Dangeau, Mézières-au-Perche, Mottereau, Unverre, Vieuvicq, Yèvres, Alluyes, Trizay-les-Bonneval, Montmirail, Champrond, Melleray, Frazé, La-Croix-du-Perche, Arrou, Châtillon-en-Dunois, Arville, St-Avit, Le Plessis-Dorin, Le Gault-Perche.

Lors de la création des départements, le Perche-Gouët disparait et ses communes sont réparties dans 3 départements : 29 en Eure-et-Loir, 4 au Loir-et-Cher (Arville, Le Plessis-Dorin, St-Avit et le Gault-Perche) et 3 à la Sarthe (Montmirail, Melleray et Champrond).

Le Bourg

Le bourg s'est d'abord organisé en spirale autour du château et de son église, enfermé entre ses murs et fossés de défense. On distingue encore aujourd'hui des traces de murailles du XIe siècle dont une partie a été restaurée en 2007 et 2008. Quelques fenêtres romanes civiles sont également encore visibles.

Les différents seigneurs qui se sont succédés depuis la Renaissance et jusqu'au XVIIIe siècle transformèrent la vieille forteresse médiévale et ses abords. Les bourgeois et les officiers seigneuriaux s'y firent construire de belles demeures. Le caractère défensif sera définitivement abandonné au XVIe siècle : la chapelle St-Servais, dépendance du Collège, sera alors construite hors les murs tandis que l'aménagement du parc du château obligera à raser la Porte de la Madeleine

Site stratégique à la frontière entre les possessions du roi d'Angleterre (Maine et Normandie) et les possessions du roi de France, Montmirail fut ruinée tour à tour par Richard Coeur de Lion en 1194 puis par le futur Charles VII vers 1421.
 
La ville perdra son caractère stratégique à la fin de la guerre de Cent Ans.

À la Révolution, Montmirail devient chef lieu de canton. Les anciennes murailles devenues carrières de pierre, disparaissent. Symbole d'un temps révolu, les portes de ville, qui ne sont plus entretenues et menacent la sécurité publique, sont abattues.


Le XIXe siècle et le début du XXe siècle voient se succéder constructions nouvelles et aménagements indispensables au fonctionnement et au prestige d'un chef lieu de canton : le Grand Hôtel St-Martin est bâti et la place du château réaménagée ; des écoles sont construites, les halles sont transformées en salle des fêtes...

L'Architecture

L'architecture de Montmirail est caractérisée par une somme d'éléments homogènes et remarquables : mixité des matériaux locaux (pierre, tuile et brique) qui confèrent au paysage urbain une diversité de couleurs, enduits à la chaux donnant au bâti une teinte ocre typique, détails originaux tels que corniches en briques, têtes de souches de cheminée ouvragées...   Mais Montmirail n'aurait pas ce cachet pittoresque sans son majestueux château construit sur une motte féodale, datant des XVe et XVIIIe siècles. Du haut de sa tour, par beau temps, il serait possible d'apercevoir la cathédrale de Chartres...   Mais ce qui fait le charme de Montmirail, c'est aussi son petit patrimoine, ses superbes maisons, ses ruelles, ses fermes percheronnes, ses pigeonniers, aperçus au hasard des promenades !

À voir en particulier dans le village

  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, des XIe, XVIe et XVIIe siècles, qui abrite notamment le vitrail du mariage de Marie de Melun et Jean de Bruges (XVIe), le monument funéraire du coeur de Marie de Melun (XVIe) et une très belle Pietà polychrome (XVIe).
  • L'ancien Hôtel-Dieu, édifice destiné à accueillir les pauvres malades de Montmirail et Melleray.
  • La maison du Bailli, demeure bourgeoise du XVIe siècle.
  • La chapelle St-Servais (1618)
  • Les anciennes murailles de défense, rue des palmas le long desquelles est aménagé un sentier de promenade d'où la vue à 180 degrés est superbe. Il s'agit probablement du plus vieil exemple du génie civil du Perche Sarthois, ces murailles datant des environs de l'an 1000.
  • Le jardin des Remparts, jardin d'inspiration médiévale situé aux pieds des anciennes murailles restaurées en 2007 et 2008.
  • L'ancien grenier à sel, aujourd'hui presbytère.
  • Quelques belles demeures bourgeoises des XVIIe et XVIIIe siècles.

 


Le village organisé en spirale autour de la motte féodale.

 


Le château majestueux, des XVe et XVIIIe siècles offre deux visages différents.

 


L'église Notre-Dame de l'Assomption.

 


L'ancien grenier à sel aujourd'hui presbytère.

 


La maison du bailli, située rue du Docteur Castaing.

 


Belle maison bourgeoise des XVIIIe et XIXe siècles, située sur la place de l'Église.