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Quelques uns des personnages les plus illustres de l'histoire de
Montmirail et sa région.

Suite à une décision du conseil municipal en
1962, le blason des sieurs de Montmirail ayant participé à la
4ème croisade est adopté comme blason de la ville. |
RENAUD DE MONTMIRAIL (? - 1295)
Petit fils de Guillaume Gouët IV, il participa avec
d'autres seigneurs percherons à la tristement célèbre 4e
croisade qui, détournée de son but initial, ne parvint
jamais à Jérusalem et se termina par le pillage de la
capitale byzantine, Constantinople.
Le chroniqueur Geoffroy de Villehardouin, dans son récit des
évènements, nous le présente comme un "moult haut baron de
France" (II-4), cousin des comtes Louis de Blois et Etienne
du Perche, et frère du comte Hervé de Nevers. Il n'a pas
pris part au sac de Constantinople puisque après la prise de
Zara par les croisés pour le compte des Vénitiens, il est
envoyé en messager en Syrie.
Il se rend
ensuite dans la capitale byzantine en compagnie d'Etienne du Perche où
il est accueilli par l'empereur latin Baudoin "qui moult les honora et
fut moult en liesse de leur venue" (LXX-315).
Il meurt en 1295 devant le siège
d'Andrinople : "Hélàs ! comme douloureuse perte là fut faite ! Là furent
perdus [...] Estienne del Perche le frère du comte Geoffroy, et Renaus
de Monmirail le frère du comte de Nevers..." (LXXXI-361).
Geoffroy de Villehardouin, "La Conquête de Constantinople"
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Vitrail représentant le mariage de Marie de Melun et Jean de Bruges qui
a eut lieu à Montmirail. Ce vitrail très bien préservé est placé dans le choeur de l'église du village. |
MARIE DE MELUN & JEAN DE BRUGES (XVe et XVIe)
Comme son père Louis, Jean de Bruges, seigneur de la Gruythuyse et
comte de Winchester, mène une carrière militaire au service des ducs de
Bourgogne : en 1477 il est l'un des chefs de l'armée qui marche contre
Tournai ; en 1478, il conduit des troupes au secours d'Ypres, menacée
par le roi de France. Mais en 1479 il tombe entre les mains de ses
ennemis et c'est alors que, gagné par les avances de Louis XI, il se met
au service de la France.
Après de nombreux combats menés pour Charles VIII, il est
nommé gouverneur puis capitaine général de Picardie.
En 1505 il épouse -en
troisième noce- la fille de Jean de Melun et d'Isabeau de Luxembourg,
Marie, alors âgée d'une dizaine d'année. Pour immortaliser ce jour, un
vitrail qui les représente est placé dans le chœur de l'église de
Montmirail.
l mourut 7 ans plus tard, à Abbeville où il sera enterré
en l'abbaye de St-Riquier.
Marie de Melun épousa en 1514 le fameux maréchal de La Palice et
mourut en 1552. Son corps a été inhumé dans la chapelle du château de
Lapalisse mais son cœur repose dans l'église de Montmirail, en un petit
monument de pierre blanche. |

Bel exemple d'un des globes en verre conçu par Ursin Barbay et fabriqué
à la verrerie de Montmirail au Plessis-Dorin.
(Collection Musée de Montréal - Canada). Ursin Barbay fut une figure
importante de Montmirail aux 18e et 19e
siècles. |
URSIN BARBAY
Né près des Andelys, dans l'actuel département de l'Eure, reçu
arpenteur royal en 1777 puis architecte, Ursin Barbay arrive à
Montmirail en 1783 à la suite de Philippe Martin Mengin de Bionval, le
nouveau seigneur, lequel fait canaliser la petite rivière de Braye pour
l'exploitation de sa forêt.
Notaire et procureur fiscal, puis contrôleur des actes sous l'Ancien
Régime, il prend activement part aux évènements de la Révolution et
devient le premier juge de Paix du canton. Géomètre, il travaille
parallèlement à relever les plans des terres de Montmirail ou du Luart.
Il imagine et fait réaliser par la verrerie voisine du Chesne-Bidault
(au Plessis-Dorin) des sphères célestes et terrestres qu'il aurait
présenté lui-même au premier Consul Bonaparte.
Il publie en 1817 un petit traité élémentaire d'astronomie et de
géographie. Retourné aux Andelys à la fin de sa vie, il meurt
néanmoins dans sa maison de Montmirail en octobre 1824.
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Auto-portrait de Maurice Loutreuil
(reproduction M.-C. CALVET) |
MAURICE LOUTREUIL
Né à Montmirail d'un père clerc de notaire, Maurice
Loutreuil devient orphelin de mère quelques mois plus tard.
Il suit les cours de peinture de Jules Hervé-Mathé au Mans
avant de partir pour Paris en 1910. Il y poursuit sa
formation auprès de Jacques-Ferdinand Humbert et Gabriel
Ferrier.
Une bourse lui permet de partir en Italie au printemps 1914, séjour
écourté à cause de la guerre. Menant une vie misérable, il
voyage sans cesse, en Afrique, dans le sud de la France, en Allemagne
mais revient régulièrement à Paris où il est un familier de Montparnasse
et de l'Ecole de Paris. Il expose aux Salons d'Automne, au Salon des
Tuilerie en 1923 et participe à la création du Salon de l'œuvre anonyme.
Il meurt à 40 ans des suites d'une maladie contractée au Sénégal. Son
nom a été donné à la salle d'exposition de Montmirail consacrée
principalement à la Peinture.
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DAGADÈS
Roland Guyot, plus connu sous le pseudonyme de Dagadès, est né à
Montmirail en 1933. Après y avoir passé son enfance, il a été employé de
chemins de fer avant de devenir instituteur. Ayant toujours été près de
la nature, il est normal que celle-ci soit un thème privilégiée de ses
poèmes. Son style est simple, bref et précis. Il est l'auteur d'une
trentaine de recueils de poésie, dont "Dans cette nuit", "Ouverts",
"Semis" ou "Tout ce qui résiste". Il est mort au Mans en 2001.
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TRISTAN KLINGSOR
Le poète Tristan Klingsor ( à l' Etat
Civil : Arthur Léon Leclère ), est également peintre,
critique d'art, compositeur de musiques vocale et
instrumentale . Il est né dans l'Oise, a fait ses études
primaires à La-Chapelle-aux-Pots, où il est né le 8 août
1874, ses études secondaires jusqu'au baccalauréat au
Collège de Beauvais. Il a fait en plus, ces années-là, des
études de solfège et de piano .
Libéré de ses obligations militaires, il s'installe à Paris
où il travaille à la Mairie puis à la Préfecture de la Seine
. Parallèlement, il suit les cours de peinture de l'Ecole du
Louvre . Il se marie, et a une fille. Il rencontre des
poètes, des peintres, des compositeurs dont Maurice Ravel
avec qui il restera lié d'amitié. Ils travailleront ensemble
sur des œuvres communes, dont le célèbre "Shéhérazade" .
Il exposa également au jardin d'automne 1905 et il
reçu le prix Puvis de Chavannes en 1952.
Tristan Klingsor - pseudonyme inspiré par ses études
moyenâgeuses et germanistes – passera la majeure partie de
sa vie à Paris de 1895 à 1966 . Il fera de nombreux séjours
à Saint-Maixent dans la Sarthe de 1932 à 1966, dans la
maison achetée pour sa fille et son gendre médecin, maison
qui existe toujours .
Le village lui inspira des poèmes ( " La Maison d'Aloysius "
-1954 - ), des tableaux ( possibles à voir au Musée du Mans
et à la Mairie de Saint-Maixent ) . Il a composé sur le
piano, à l'étage de la maison ( la boulangère, voisine, se
souvient l'avoir entendu … ) Le poète, rattaché au mouvement
des " Fantaisistes ", mérite d'être redécouvert .
Lieux où est aujourd'hui conservée la mémoire de Tristan
Klingsor :
À Paris :
-Le Musée National d'Art Moderne
-Le Fond National d'Art Contemporain
-Les Musées Municipaux de la Ville de Paris
-La Maison de la Poésie (11bis rue Ballu 75009)
-Le Jardin des Poètes (Porte d'Auteuil)
-La Bibliothèque Nationale de France (Quai Mauriac 75013)
-Le Département Musique de la BNF (Rue Louvois 75002) |
Dans l'Oise (60) :
-La Mairie de la Chapelle-aux-Pots
-Le Musée de la Poterie à la Chapelle-aux-Pots
-Le Musée Départemental de l'Oise à Beauvais
-Les Archives départementales à Beauvais |
Dans la Sarthe (72)
-La Mairie de Saint-Maixent L'Ecole communale "Tristan
Klingsor" de St-Maixent
-La maison de Tristan Klingsor à Saint-Maixent (propriété
privée en cours de restauration)
-La Bibiothèque Municipale de La Ferté-Bernard
-La Bibliothèque Municipale de Saint-Calais
-Le Musée de Tessé au Mans
-La Médiathèque Louis Aragon au Mans
-Les Archives départementales au Mans |
Autres lieux :
-Le Musée des Beaux-Arts de Rouen (76)
-Le Musée de Coulommiers (77)
-Le Musée de Trouville (14) |
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